LingoStories AppLingoStories App
Robinson Crusoé
B1Chapter 12 / 15725 words70 sentences

Vendredi

Chapter 12 · Robinson Crusoé · B1 French. Tip: Click on any word while reading to see its translation. Take your time with each chapter and review the vocabulary before moving on.

Chapter Summary

Robinson sauve la vie d'un homme et gagne un compagnon fidèle.

1 / 70
🇫🇷Français🇬🇧English
Linked wordUnderlined wordOther words
Vendredi s'avéra être le compagnon le plus loyal et serviable que je puisse imaginer. C'était un beau jeune homme, probablement âgé d'environ vingt-cinq ans. Il était grand et bien bâti, avec un visage amical et intelligent. Sa peau était brun foncé, et ses cheveux étaient noirs et bouclés. Ses dents étaient blanches et parfaites, comme de l'ivoire poli. Il souriait souvent et avait des manières douces et agréables. Je commençai à lui enseigner l'anglais dès le tout premier jour. C'était un élève enthousiaste qui voulait tout apprendre. Je lui enseignai les noms des choses : eau, feu, pain, chèvre. Il répétait chaque mot soigneusement et les retenait tous. Bientôt nous pûmes avoir des conversations simples. Il me parla de son peuple et de sa patrie. Sa tribu vivait sur le continent, que je pouvais voir depuis ma colline. Ils étaient en guerre avec une autre tribu depuis de nombreuses années. Il avait été capturé lors d'une bataille et amené ici pour être mangé. Je lui demandai si son peuple mangeait aussi ses ennemis. Il hocha honnêtement la tête et dit que c'était leur coutume. J'expliquai que c'était mal et contre la loi de Dieu. Vendredi écouta attentivement et sembla comprendre. Il promit de ne plus jamais manger de chair humaine. J'enseignai à Vendredi comment utiliser les outils et les compétences que j'avais appris. Il m'aida avec l'agriculture, la construction et le soin des chèvres. Avec deux personnes travaillant, tout devint beaucoup plus facile. Je lui appris aussi à tirer au fusil. La première fois qu'il entendit l'explosion, il fut terrifié. Il crut que je possédais une sorte de tonnerre magique. Mais il apprit vite et devint un excellent tireur. Je lui enseignai aussi Dieu et le christianisme. Le peuple de Vendredi adorait un dieu qu'ils appelaient Benamuckee. Ils croyaient que ce dieu vivait dans les montagnes. Je lui lisais la Bible et lui expliquais ses enseignements. Il posait de nombreuses questions réfléchies sur le bien et le mal. 'Si Dieu est plus fort que le diable,' demanda-t-il, 'pourquoi ne le tue-t-Il pas ?' J'avais du mal à répondre à certaines de ses questions difficiles. Enseigner Vendredi me fit réfléchir plus profondément sur ma propre foi. Finalement, Vendredi accepta le christianisme d'un cœur sincère. Il devint un vrai croyant et priait avec moi chaque jour. Notre vie ensemble sur l'île était paisible et heureuse. Nous améliorâmes nos demeures et agrandîmes nos cultures. Nous avions plus de nourriture que nous ne pouvions en manger. J'appris à Vendredi à faire du pain, et il l'adora. Il n'avait jamais goûté quelque chose de semblable auparavant. Je lui cuisinais du ragoût et de la viande rôtie, ce qu'il apprécia grandement. Vendredi m'enseigna des choses aussi. Il me montra quelles plantes étaient bonnes pour la médecine. Il connaissait de meilleures façons d'attraper des poissons et des oiseaux. Il pouvait pister des animaux à travers la forêt avec une habileté étonnante. Nous apprîmes l'un de l'autre et devînmes de vrais amis. Je ne le considérais plus comme mon serviteur, mais comme mon compagnon. Nous parlions de tout : nos passés, nos espoirs, nos peurs. Vendredi regrettait son père, qui vivait encore parmi son peuple. Il me racontait des histoires sur sa maison et son enfance. Je lui parlai de l'Angleterre et des grandes villes qui s'y trouvaient. Il avait du mal à croire que tant de gens puissent vivre ensemble. Nous commençâmes à parler de quitter l'île. Vendredi dit qu'il pouvait construire une grande pirogue comme en faisait son peuple. Ensemble, nous choisîmes un grand arbre et commençâmes à y travailler. Nous coupâmes, brûlâmes et façonnâmes le bois pendant de nombreuses semaines. Finalement, nous eûmes une pirogue assez grande pour nous porter tous les deux. Nous pourrions naviguer jusqu'au continent et peut-être y trouver de l'aide. Mais d'abord nous devions faire les préparatifs soigneusement. Nous stockâmes de la nourriture et de l'eau pour un long voyage. Nous fabriquâmes un petit mât et une voile pour la pirogue. Vendredi était enthousiasmé par la possibilité de revoir son père. J'étais tiraillé entre la peur et l'espoir. Le continent pouvait receler des dangers pires que mon île. Mais il offrait aussi la chance d'être secouru et de retourner en Angleterre. Nous décidâmes d'attendre les bonnes conditions météorologiques. Nous partirions quand la saison serait favorable à la navigation. Mais le destin avait d'autres projets pour nous.

Comprehension Questions

4 questions

1

Quel était le nom du dieu que le peuple de Vendredi adorait?

2

Que pensait Vendredi qu'était le fusil quand il l'entendit tirer pour la première fois?

3

Comment l'enseignement de Vendredi a-t-il affecté la propre foi de Robinson?

4

Quelle question difficile Vendredi posa-t-il à Robinson sur Dieu?

Vocabulary

30 words from this story

Continue Learning